Selon les informations obtenues, le chien à l'origine du tragique décès, un husky sibérien, n'appartiendrait pas à la famille de la jeune victime, mais plutôt à un couple qui cohabitait dans la résidence où s’est déroulée la tragédie.
La police ignore pour le moment pourquoi la bête a attaqué le bambin de 20 jours, vers 15h30, sur le terrain d’une résidence du rang du Bas-Saint-Amable.
«Tout ce qu’on sait, c’est que le bébé a été agressé par un chien et qu’il est malheureusement décédé», affirme le sergent Claude Denis, porte-parole de la Sûreté du Québec.
«Nos enquêteurs sont présentement sur les lieux pour essayer de comprendre ce qui s’est passé», ajoute-t-il.
La nouvelle s’est répandue à la vitesse de l’éclair au sein de la communauté de Saint-Barnabé. «On n’en revient tout simplement pas. Ça n’a pas de sens une histoire comme celle-là. C’est terrible. J’ai moi-même des chiens et mon voisin aussi. C’est évident que ça nous fait réfléchir», laisse tomber M. Riendeau.
Le sergent Denis a préféré ne pas révéler l’adresse exacte où le drame s’est joué, puisque tous les membres de la famille du poupon n’avaient pas été avisés, vers l’heure du souper.
Manque de surveillance?
«Ça fait plusieurs fois que je les avertis d’attacher les deux chiens parce qu’ils se retrouvaient sur mon terrain. Ma plus grande crainte était qu’ils traversent la rue et qu’ils provoquent un grave accident de la route. Jamais je n’aurais pensé qu’un d’eux mordrait un bébé à mort», laisse tomber un voisin immédiat, Guy Vaillancourt, encore sous le choc.
Lui-même père d’un enfant de trois ans et propriétaire d’un chien, Guy Vaillancourt est persuadé que les bêtes «ont manqué de surveillance pour que quelque chose d’aussi terrible se produise ».
Selon lui, les deux huskies n’appartiennent pas au propriétaire de la résidence. «Je les vois de temps en temps. Je crois qu’ils appartiennent à des gens qui viennent parfois en visite», croit M. Vaillancourt, ajoutant que les deux molosses avaient la plupart du temps l’air de « deux chiens errants, mais pas agressifs».
Visiblement secouée par les circonstances, la propriétaire du chien à l’origine du tragique décès a dit qu’elle n’avait remarqué aucun comportement agressif chez son animal de compagnie.
Deux chiens était sur les lieux, un mâle et une femelle, mais seul le mâle serait responsable du drame.
La Sûreté du Québec a ouvert une enquête afin de faire la lumière sur les circonstances exactes de ce drame. L’animal qui a tué le poupon a été capturé, puis transporté à la SPCA de Saint-Hyacinthe, où il allait être soumis à des «expertises». Les autorités refusent pour l’instant de dire si le chien sera euthanasié ou non.
Deuxième tragédie
C’est la deuxième fois en moins d’un mois qu’une tragédie innommable survient dans ce secteur rural situé au nord de Saint-Hyacinthe. Le 10 mai, un glissement de terrain a emporté dans la mort quatre membres d’une même famille, à Saint-Jude, une petite municipalité qui se trouve à une dizaine de kilomètres seulement de Saint-Barnabé Sud.